"Les événements que vous relatez sont-ils authentiques ?"
Tout est véridique...à part ce que j'ai inventé !
Plus sérieusement, je confirme que certains éléments de mes intrigues tout à fait réels, il est même certains événements que j'ai vécu personnellement. J'aime me documenter et étayer mon récit par des éléments véridiques, ce sont des restes sans doute de ma formation d'historien.
J'ai ainsi parlé avec d'anciens détenus, des policiers, je suis passé par Schrassig, le centre d'intervention de la police de Luxembourg et la plupart des lieux que je décrit. Toutes ces rencontres sont pour moi source d'enrichissement extraordinaire et une ouverture aux réalités un peu cachées de notre société que j'aimerai faire partager à mes lecteurs. N'oublions pas aussi que je vis depuis plus de vingt ans au Grand-Duché, que ma femme et moi y avons élevé nos enfants, que j'y ai fait toute ma carrière en visitant des dizaines d'entreprises... Cela fait de moi, je pense, un observateur avisé et parfois, impitoyable !
"Les personnages existent-ils vraiment ?"
Certains de mes héros existent réellement et ont parfois de leur plein gré accepté d’endosser le rôle que je leur offrais. D’autres par contre, sont des personnages de composition que j’ai assemblés au gré de mes rencontres. Eric Calteux, par exemple, existe…mais il délaisse depuis longtemps les jeux vidéo pour s’occuper de sa petite famille. Isabella Da Costa est réelle elle aussi, et elle est effectivement très belle, mais a heureusement plus de plomb dans la tête que son personnage de roman. Tarzano est tout ce qu’il ya de plus vrai… il a effectivement frôlé la mort et me ruine depuis en boîtes de croquettes.
Mike Wagner par contre est un agréable mélange de tous ces collègues luxembourgeois sympa avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler…Ils se reconnaîtront.
Le commissaire Stoffel et le Juge Rollinger, quant à eux, sont simplement des prototypes de prétentieux et d’arrivistes comme j’en ai croisé (et ignoré) à plusieurs reprises dans mon parcours professionnel.
Madame Welschbillig est également un assemblage de quelques-unes de mes connaissances… elle m’énerve un peu mais elle fait pourtant partie du paysage, et dans le fond, je l’aime bien.
Selma Soleimani, enfin, est sans doute l’un des plus attachants et des plus mystérieux de mes personnages. Certains prétendent la connaître. Peut-être. C’est tout le bonheur que je souhaite à Joao Da Costa.